Traumas-Estrie est une clinique privée spécialisée dans l'évaluation et le traitement des états de stress post-traumatique.
Nous offrons un accompagnement psychothérapeutique adapté aux besoins spécifiques de la personne affectée.

psychologues et psychothérapeutes
Membres de l'O.P.Q. depuis mai 1992
- Comprendre le vécu traumatique
Le trauma affecte le système nerveux, le corps et la relation. Il se manifeste souvent par des états d’alerte persistants, des réactions corporelles envahissantes, des difficultés relationnelles et/ou un sentiment de déconnexion de soi.
- Une posture de sécurité et de présence
Notre travail repose sur une posture de présence, de sécurité et de respect du rythme de chacun. La stabilité du cadre, la clarté des repères et la qualité du lien sont au cœur du processus thérapeutique.
- Un processus, pas juste des techniques
L’accompagnement en contexte post-traumatique ne se réduit pas à des techniques isolées. Il s’inscrit dans un processus soutenant progressivement le sentiment corporel de sécurité, la régulation des affects ainsi que la présence à soi.

1070 McManamy Sherbrooke J1H 2N8
Courriel: info@traumas.qc.ca
À la clinique Traumas-Estrie, notre mission est d’offrir des espaces psychothérapeutiques sécurisants et contenants, au-delà des mots, où les personnes peuvent apaiser les traces du trauma, soutenir la régulation du système nerveux et apprendre somatiquement.
Respectueux du rythme et de l’histoire de chacun, ces espaces visent à réparer le lien, à habiter le corps avec plus de présence et à favoriser un développement psychique plus vivant, intégré et relationnel.
Nous offrons un accompagnement clinique aux personnes aux prises avec les effets psychologiques, corporels et/ou relationnels laissés par des expériences difficiles ou traumatiques.
Les services de Traumas-Estrie ne sont pas des interventions d’urgence et ne s’adressent pas aux personnes en crise aiguë, en désorganisation sévère, ou nécessitant une hospitalisation ou un suivi psychiatrique intensif.
Nous n’offrons pas de thérapies exclusivement verbales ou cognitivo-comportementales, ni de relation d’aide de courte durée visant une résolution rapide des symptômes.
Nos ateliers de groupe ne conviennent pas aux personnes présentant une dissociation non contenue, une dépendance active non stabilisée, et/ou des difficultés majeures compromettant la sécurité du cadre et du groupe.
À Traumas-Estrie, le groupe n’est pas qu'un simple cadre, mais un partenaire de guérison. Par la résonance empathique, chacun devient à la fois témoin du processus de l’autre et est invité à observer ses propres réactions internes dans son corps.
Cette dynamique crée une mini-communauté sécurisante, avec ses propres règles et normes, propices au travail au-delà des mots, où les mémoires implicites du trauma et les enjeux du lien d’attachement peuvent se transformer à travers le corps, l’image, la relation à soi et la présence d’êtres sensibles, humains et chevaux.


La vision de Traumas-Estrie s’inscrit dans une lignée clinique vivante, issue de décennies de recherche et de pratique autour du trauma, du lien d’attachement, du corps et du symbolique.
Les apports de J. Bowlby, D. Winnicott, Alan N. Schore, B. van der Kolk, J.L. Rosenberg (PCI) et P. Levine constituent des repères centraux de notre compréhension du trauma relationnel.
Nous sommes également nourris par la pensée de Moshe Feldenkrais, de Carl G. Jung et par Johanne Hamel pour sa conception de l’art-thérapie somatique.
Notre posture consiste à intégrer ces héritages avec rigueur et sensibilité, au service des personnes et des groupes que nous avons la chance d'accompagner.

Ces ateliers de "sandplay therapy" permettent d’explorer son monde intérieur à travers des images symboliques créées dans le sable. La thérapie par le jeu de sable active le cerveau non dominant, contourne la suranalyse et donne accès, en douceur, aux racines du trauma et de l’attachement. C’est une approche ludique et sécurisante qui permet de transformer progressivement des vécus difficiles sans avoir à les raconter verbalement.
Pour plusieurs personnes aux prises avec un état de stress post-traumatique, les mots peuvent être insuffisants ou même envahissants. Le jeu de sable offre alors un mode d’expression alternatif, respectueux du rythme de chacun, où l’expérience peut être déposée dans le sable sous forme d’images plutôt que de récits. Le cadre est soigneusement structuré afin de soutenir la sécurité, la régulation émotionnelle et l’intégration, sans interprétation intrusive ni pression à comprendre. Le travail se fait à partir de ce qui émerge, dans une perspective de continuité et de réparation progressive du lien à soi.
Ces ateliers en groupe allient création artistique simple et attention portée aux sensations corporelles. Ils favorisent l’autorégulation émotionnelle, l’expression préverbale et la restauration d’un sentiment de présence à soi. Aucune habileté artistique n’est requise, car l’accent est mis sur le processus créateur et non sur l’esthétique.
L’art-thérapie somatique propose une voie d’exploration où le corps devient un point d’appui central du processus thérapeutique. En portant attention aux gestes, aux sensations et aux mouvements internes qui accompagnent la création, les participants peuvent progressivement reconnaître et intégrer des états émotionnels parfois difficiles à nommer. Cette approche est particulièrement adaptée aux personnes pour qui le langage verbal est limité, envahissant ou insuffisant. Elle peut aussi être très aidante pour celles et ceux qui disposent de grandes capacités verbales ou réflexives, mais qui souhaitent explorer une autre voie d’accès à leur expérience, plus ancrée dans le corps et le ressenti. L’art-thérapie somatique soutient ainsi une régulation douce et progressive du système nerveux, dans un cadre qui privilégie la sécurité, la lenteur et l’écoute de soi, sans interprétation ni recherche de performance.
Actuellement, deux niveaux d’art-thérapie somatique sont offerts à Traumas-Estrie, en alternance au printemps et à l’automne : deux sessions d’initiation, ainsi qu’un niveau avancé axé sur l’exploration en grand format.

La grande salle comporte 8 aires de jeu individualisées



Une première série de 6 ateliers permet aux participants de développer une meilleure compréhension "sentie" de leur propre identité à partir de leur frontière et de stimuler leur confiance dans l'art d'affirmer leur présence et besoins.
(12 heures en salle (6 rencontres 2 hres))
Cet atelier explore la frontière personnelle comme espace intérieur de sécurité. À travers des exercices psychocorporels, symboliques et relationnels, les participants apprennent à reconnaître leurs propres besoins de l'intérieur, ressentir leur propre espace et renforcer leur présence à eux-mêmes, même en présence de l'autre. Le travail se fait en salle, dans un cadre ludique mais très structuré, (sans chevaux). C’est un premier pas essentiel pour reconstruire confiance, solidité et enracinement après un trauma.
Le travail sur la frontière ne vise pas à ériger des murs, ni à remplacer un cours d'auto-défense si nécessaire, mais à développer une capacité intérieure de discernement et de régulation : sentir quand s’ouvrir, quand se protéger, quand s’ajuster.
Issu d’approches développementales et neurobiologiques, ce travail s’appuie sur l’idée que la sécurité ne se décrète pas, mais se construit progressivement dans le corps, à travers des expériences répétées de différenciation et de contact sécurisant. En travaillant la frontière de manière concrète dans sa réalité somatique, les participants peuvent réorganiser leurs réflexes et leurs réponses automatiques liées à l’attachement et au trauma, et retrouver une façon plus souple, plus vivante et plus confiante d’entrer en relation — avec eux-mêmes comme avec les autres êtres sensibles (humain et équin).
Ce travail sur la frontière personnelle s’appuie sur plusieurs courants cliniques qui se rencontrent dans une même expérience vécue. Des théories analytiques et développementales sont principalement mobilisées pour comprendre comment la frontière du Soi se construit — ou se fragilise — dans l’histoire relationnelle et l’attachement. Les apports de la psychothérapie corporelle intégrée (PCI) permettent de travailler cette frontière par des mouvements d'auto-ouverture, ce qui permet de partir des sensations, des appuis et du vécu corporel, plutôt que par l’analyse seule.
La théorie polyvagale offre un cadre de compréhension du système nerveux et de ses états de sécurité ou de défense, tandis que le Somatic Experiencing guide un travail de régulation par petites touches, en favorisant une pendulation progressive entre activation et apaisement. Cette alternance est essentielle, car le trauma tend à se verrouiller dans le corps lorsque le système nerveux n’a pas pu compléter ses réponses naturelles de protection. Le travail proposé vise ainsi à restaurer une frontière vivante, ressentie et ajustable, en soutenant la capacité du corps à retrouver sécurité et souplesse dans la relation.

Le journal de bord que le participant utilise en atelier peut aussi servir de journal de rêve entre les rencontres de groupe. Il offre un support personnel d’élaboration. Les images du jeu de sable et de ses rêves deviennent alors des appuis pour relier l’expérience vécue et en soutenir l’intégration dans le suivi individuel.


Cette série de 4 ateliers propose une approche unique pour continuer l'exploration de la connexion entre l'esprit et le corps à travers plusieurs interactions significatives avec un partenaire équin.
(12 heures à l’écurie (4 rencontres de 3 heures))
Ce deuxième volet, dont la première partie est un prérequis, se vit à l’écurie et approfondit l’expérience de porter sa frontière en situation relationnelle réelle. À travers des activités de psychothérapie facilitée par le cheval (PFC), les participants sont invités à incarner leur présence, leurs limites et leurs besoins dans un contexte vivant et engageant.
Le cheval, particulièrement sensible aux états internes, aux intentions et aux ajustements corporels, devient un partenaire relationnel privilégié pour explorer l’authenticité, l’affirmation du Soi, le respect mutuel et la régulation émotionnelle. Les propositions permettent d’intégrer, de manière concrète et incarnée, autant les principes de la coopération que la capacité à dire « oui », « non », à se protéger et à entrer en relation de façon plus juste et ajustée.
Les pratiques d’affirmation proposées dans ce deuxième volet visent à augmenter l’activation de manière contenue, sans retomber dans les stratégies de survie automatiques (attaquer, fuir, figer ou se dissocier). Même lorsque la branche sympathique du système nerveux est sollicitée à travers des mouvements d’auto-ouverture guidés, l’accent est mis sur la conscience corporelle, la régulation et le maintien du lien à soi.
La psychothérapie facilitée par le cheval s’inscrit ici comme une extension naturelle du travail amorcé en salle. Ancrée dans la neurobiologie de l’attachement, les approches corporelles intégratives et la théorie polyvagale, la PFC permet d’observer et de transformer, en temps réel, les dynamiques de frontière, de contact et de régulation dans une interaction avec un être sensible et non jugeant. Le cheval agit comme un miroir relationnel fin, réagissant aux variations d’état interne, de présence et de cohérence corporelle, bien au-delà des mots.
Dans ce cadre, la relation au cheval soutient un apprentissage expérientiel où la frontière n’est plus seulement ressentie intérieurement, mais mise à l’épreuve, ajustée et consolidée dans l’action. Cette approche s’inspire à la fois des apports de la théorie de l’attachement (Bowlby, Winnicott), de la régulation affective (Schore), des approches somatiques du trauma (Somatic Experiencing) et des modèles relationnels qui reconnaissent le rôle du corps et de l’environnement vivant dans la réparation du lien. La PFC offre ainsi un terrain privilégié pour intégrer la sécurité, l’affirmation et la coopération dans une expérience profondément incarnée.
Cet atelier avancé approfondit le travail thérapeutique par le jeu de sable en mettant l’accent sur la résonance empathique et les processus internes qui soutiennent la réparation du lien d’attachement. Inspiré par la neurobiologie de l’attachement, il vise à renforcer la capacité à reconnaître, contenir et intégrer ses états affectifs, tout en développant une présence intérieure plus stable et cohérente.
Le travail se déploie principalement sur un plan intrapersonnel, à travers l’expérience vécue des images et des mises en scène symboliques. Le groupe agit comme cadre contenant et sécurisant, favorisant l’auto-observation et l’intégration affective, avec peu d'interactions interpersonnelles.
Cet atelier s’adresse à des personnes ayant déjà amorcé un travail thérapeutique d'introspection et disposant de capacités suffisantes de régulation émotionnelle, afin de soutenir la continuité du Soi et une empathie d’abord dirigée vers soi.
Des rencontres individuelles peuvent être ajoutées au parcours thérapeutique afin de soutenir, approfondir ou consolider le travail réalisé en groupe. Elles offrent un espace complémentaire, ajusté aux besoins, aux objectifs et au rythme du participant, sans se substituer à la démarche groupale.
La psychothérapie individuelle permet notamment de travailler certains enjeux personnels en lien avec la participation au groupe, d’éclairer ce qui s’y rejoue sur le plan émotionnel ou relationnel, et de renforcer les capacités de régulation et de présence nécessaires au processus collectif. Elle peut également offrir un cadre approprié pour utiliser des approches conversationnelles, psychocorporelles et intégratives — telles que le Somatic Experiencing, la PCI, l’EMDR ou l’IMO — qui ne sont pas utilisées dans un contexte de groupe.
Ces suivis individuels, lorsqu’ils sont proposés de manière concomitante, visent à soutenir la cohérence et l’efficacité globale du parcours thérapeutique, en appui au travail groupal, qui demeure le lieu central du processus de transformation.
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Au fil des années, Traumas-Estrie s’est construit sur une trajectoire clinique patiente et engagée, portée par deux praticiens ayant cheminé côte à côte, dans la réflexion comme dans la pratique. Formations universitaires, stages cliniques, spécialisations, supervisions, écrits et transmissions se sont tissés à travers plus de trois décennies d’accompagnement auprès de personnes vivant avec les effets du trauma. Avant de s’ancrer dans la pratique privée, ce travail s’est déployé longuement dans des contextes institutionnels et communautaires, au contact de réalités humaines diverses et souvent complexes. Aujourd’hui, l’environnement thérapeutique proposé — riche en outils symboliques, corporels et neuropsychologiques — reflète cette expérience partagée et une manière d’exercer le métier avec profondeur, rigueur et humanité. Le temps permet maintenant de choisir avec soin les cadres, les rythmes et les rencontres, en offrant des espaces thérapeutiques mûrs, sensibles et pleinement habités.
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L'écureuil qui voulait redevenir vivant est paru en 2010


