FAQ
— Questions qui nous sont fréquemment posées à Traumas-Estrie
1. Suis-je prêt(e) à participer à un atelier à Traumas-Estrie ?
Les ateliers s’adressent à des personnes ayant une stabilité émotionnelle suffisante pour participer à un travail de groupe, même si des moments de déconnexion ou de retrait peuvent parfois survenir.
Les activités de groupe s’adressent à des personnes capables de rester en lien avec elles-mêmes, en présence d’autres personnes, et de revenir graduellement à un état de calme relatif pendant ou après une rencontre.
Il n’est pas nécessaire d’être à l’aise en groupe, ni d’être constamment présent(e) ou parfaitement centré(e). Des moments de mise à distance, de retrait ou de flottement font partie de l’expérience, notamment dans un contexte de stress post-traumatique.
Ce qui importe, c’est de pouvoir retrouver ses repères corporels, avec le soutien du cadre proposé, sans être durablement submergé(e) entre les rencontres.
Un soutien externe, qu’il soit thérapeutique ou personnel, peut être aidant pour accompagner l’intégration du travail vécu, surtout si certaines résonances émotionnelles se prolongent après une séance.
2. Que se passe-t-il concrètement dans un groupe ?
Les groupes offrent un cadre sécurisant et structuré où le travail se fait principalement au-delà des mots, sans obligation de raconter son histoire personnelle ni de verbaliser ses traumas.
Les propositions thérapeutiques mobilisent le corps, les images, le mouvement, la symbolisation et la résonance empathique, dans le respect du rythme de chacun. Il n’y a aucune verbalisation des traumas, ni partage de récits personnels ou de données sociodémographiques.
Le groupe agit comme un dispositif thérapeutique à part entière, au même titre que le jeu de sable en art-thérapie ou le cheval en psychothérapie facilitée par le cheval (PFC). Il constitue un contenant relationnel sécurisant, qui soutient l’auto-observation et le processus de chacun, sans pression à s’exprimer, ni à partager le contenu de son journal de bord.
3. Aurai-je à partager mon vécu ou mes prises de conscience devant le groupe ?
Non. Il n’y a aucune obligation de parler, ni de raconter son histoire ou de se dévoiler devant le groupe.
La participation repose d’abord sur la présence à soi, l’expérience vécue et l’observation de ce qui se passe intérieurement. Il n’est jamais demandé de partager son vécu personnel, ses prises de conscience ou des éléments de son histoire.
Lorsque des mots sont utilisés, ils servent à mettre en sens l’expérience, et non à exposer des contenus intimes. Chacun est invité à respecter ses propres limites et à participer dans la mesure de ce qui est juste pour lui ou pour elle, sans pression à s’exprimer.
À la toute fin de la rencontre, un court temps de clôture est proposé afin que chacun puisse indiquer brièvement dans quel état il repart. Si une personne n’a pas encore pris la parole, elle est alors invitée à « apparaître » simplement dans le groupe, par quelques mots, afin de marquer sa présence et de soutenir une clôture contenante pour l’ensemble du groupe.
4. Quelle est la durée des groupes ?
La durée des groupes varie selon la formule proposée, la fréquence des rencontres et la session (hiver, automne ou été).
Les groupes sont généralement offerts sous différentes formules :
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8 rencontres lorsqu’elles ont lieu aux deux semaines ;
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10 ou 12 rencontres lorsqu’elles sont proposées de façon hebdomadaire.
La durée des rencontres est toujours de 2 heures.
Lorsque les ateliers se vivent à l’écurie, les rencontres sont alors d’une durée de 3 heures, afin de respecter le rythme du lieu, du groupe et du travail proposé.
Les formules peuvent varier selon la session (hiver, automne ou été), de même que selon la nature des ateliers offerts. Ces ajustements sont toujours précisés au moment de l’inscription.
5. Que se passe-t-il si je me sens submergé(e) pendant une rencontre ?
Le cadre est conçu pour prévenir le submergement, et un soutien est toujours possible pour revenir à un état de calme relatif.
Il est possible que certaines expériences fassent émerger des émotions ou des sensations intenses. Le cadre des groupes est pensé pour favoriser la régulation et limiter le submergement, notamment grâce au rythme des propositions, à l’absence de récits traumatiques et à la présence contenante des animateurs.
Si une personne se sent submergée, elle est invitée à revenir à son corps, à s’ajuster à son rythme, ou à prendre un temps de recul au besoin. Ces mouvements sont légitimes et font partie du processus. Les animateurs demeurent attentifs et peuvent soutenir le retour graduel à un état de calme relatif, dans le respect de chacun.
L’objectif n’est jamais de pousser ou de forcer l’expérience, mais de permettre à chacun de rester en lien avec lui-même et avec le groupe, même lorsque des émotions plus intenses se manifestent.
6. Quelle est la différence entre le travail en groupe et les rencontres individuelles ?
Le travail en groupe et les rencontres individuelles répondent à des objectifs différents et complémentaires, selon les besoins et le moment du parcours thérapeutique.
Le travail en groupe s’appuie sur la résonance empathique (empathie corporelle), le cadre collectif et des approches expérientielles spécifiques, que cette résonance soit facilitée par le jeu de sable, l’art-thérapie somatique ou la psychothérapie facilitée par le cheval.
Le groupe permet également d’intégrer des éléments de compréhension et de psychoéducation essentiels dans le traitement des états de stress post-traumatique, notamment en lien avec le corps, le système nerveux et les réactions de survie. Le cadre collectif soutient particulièrement ce type d’apprentissage : les repères partagés sont moins personnalisés, ce qui permet souvent de les recevoir avec plus de distance, moins de jugement envers soi-même et un sentiment de normalisation du vécu.
Les rencontres individuelles, quant à elles, offrent un espace pour approfondir certains enjeux personnels, soutenir des moments plus délicats du parcours ou utiliser des approches qui se prêtent moins au travail de groupe.
Les deux modalités peuvent ainsi être complémentaires, selon les besoins, les objectifs et le moment du cheminement thérapeutique.
7. Puis-je arrêter en cours de session ?
L’engagement à une session est important pour la sécurité et la continuité du groupe, mais des situations imprévues peuvent être discutées avec les animateurs.
L’engagement à une session de groupe contribue à la sécurité, à la continuité et au sentiment de confiance pour l’ensemble des participants. Avant de s’inscrire, il est donc important de vérifier que l’on dispose d’une disponibilité suffisante pour la durée de la session.
Lorsqu’une situation prévisible est déjà connue — par exemple un voyage planifié, un traitement médical à venir ou toute autre contrainte importante — il est généralement préférable de reporter sa participation à une session ultérieure, afin de préserver la stabilité du cadre et d’éviter des interruptions potentiellement déstabilisantes, tant pour soi que pour le groupe.
Cela dit, il est reconnu que des situations imprévues puissent survenir en cours de parcours. Lorsque des questionnements ou des difficultés émergent, il est souhaitable d’en parler avec les animateurs, afin d’évaluer ensemble la situation et les ajustements possibles. Dans certains cas, une interruption peut être envisagée de façon réfléchie et contenante.
L’objectif n’est pas de forcer l’engagement, mais de soutenir un processus thérapeutique respectueux du rythme, des capacités et des limites de chacun, tout en tenant compte de la dimension relationnelle propre au travail en groupe.
8. La médication est-elle nécessaire pour participer aux sessions ?
Traumas-Estrie n’étant pas un service médical, nous ne faisons aucune recommandation concernant la médication.
Chaque personne est invitée à discuter de cette question avec son médecin traitant ou son psychiatre.
L’essentiel est que la personne soit apte à s’engager dans un travail psychologique, avec ou sans médication, selon ses besoins et sa situation.
9. Quels sont les honoraires et les modalités de paiement ?
Rencontre de groupe
Le tarif des groupes est de 50$ de l’heure lorsque la facturation est effectuée à la fin de la session, comme c'est généralement le cas lorsqu’un organisme payeur est impliqué (IVAC, ACC, SAAQ ou autres). Les modalités exactes de paiement sont choisies au moment de l’inscription.
Lorsque le paiement complet de la session est effectué au moment de l’inscription, une réduction de 10$ de l’heure est appliquée.
Rencontre individuelle
Le tarif des rencontres individuelles est de 120 $ par séance (durée de 50 minutes).
À noter : lorsque des organismes payeurs sont impliqués, la personne demeure responsable de toute portion non remboursée, incluant les absences et les oublis, s'il y a lieu. À noter que maintenant nous n'acceptons plus de références de la CNESST car la Commission interdit de facturer la différence au client.
10a. Offrez-vous des rencontres en ligne ou par téléphone ?
Non. Tous les services de Traumas-Estrie sont offerts exclusivement en présentiel. Bien que certaines activités aient été adaptées temporairement durant la pandémie, notre expérience clinique confirme que la présence corporelle et relationnelle est essentielle au travail thérapeutique proposé.
Bien que certaines cliniques offrent la possibilité de rencontres à distance, Traumas-Estrie a choisi de privilégier exclusivement le présentiel, car la qualité du travail proposé repose sur la présence corporelle, relationnelle et expérientielle. Ce cadre soutient plus efficacement la régulation, la sécurité et le processus thérapeutique dans le traitement des états de stress post-traumatique.
"Pourquoi Traumas-Estrie privilégie exclusivement le travail en présentiel?").
11. Que faire si je me sens malade ou si j’envisage de ne pas me présenter à une rencontre ?
Il est normal, dans un processus thérapeutique lié au trauma, de ressentir parfois une envie de se retirer ou d’éviter une rencontre. L’évitement dit post-traumatique fait partie des réactions fréquentes associées aux états de stress post-traumatique, cela en est même un critère diagnostique. Le fait d’y être confronté fait partie du processus thérapeutique lui-même.
Cela dit, si une personne présente des symptômes physiques objectifs et contagieux, il est important de ne pas se présenter afin de protéger le groupe. Dans ce cas, il est demandé de nous en informer dès que possible.
Lorsque le doute concerne plutôt une fatigue, une appréhension ou une hésitation à venir, il est généralement aidant d’en parler, soit avant la rencontre, soit au moment opportun. Apprendre à reconnaître et à traverser certains mouvements d’évitement, lorsque cela est possible et sécuritaire, fait partie du travail thérapeutique proposé.
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