FAQ
— Questions qui nous sont fréquemment posées à Traumas-Estrie
Les groupes s’adressent à des personnes ayant atteint une stabilité émotionnelle minimale, capables de rester en contact avec elles-mêmes en présence d’autres personnes. Il n’est pas nécessaire d’être à l’aise en groupe, mais il est important de pouvoir rester présent(e) dans son corps et revenir à un état de calme relatif, pendant et après les rencontres, sans être durablement submergé(e).
Un soutien externe — thérapeutique ou personnel — est souvent aidant pour accompagner l’intégration entre les rencontres, surtout si des émotions ou des résonances se prolongent après une séance.
2. Que se passe-t-il concrètement dans un groupe ?
Les groupes offrent un cadre sécurisant et structuré où le travail se fait principalement au-delà des mots. Les propositions thérapeutiques mobilisent le corps, les images, le mouvement, la symbolisation et la résonance empathique, dans le respect du rythme de chacun.
Il n’y a aucune verbalisation des traumas, ni partage de récits personnels ou de données sociodémographiques. Le groupe — tout comme le dispositif thérapeutique proposé — agit comme un contenant relationnel, soutenant l’auto-observation et le processus de chacun, sans pression à parler ni à partager le contenu de son journal de bord.
3. Ainsi je n'aurai pas à partager mon vécu ou mes prises de conscience devant le groupe ?
Non. Il n’y a aucune obligation de parler, et encore moins à raconter son histoire ou de se dévoiler. La participation repose d’abord sur la présence à soi, l’expérience vécue et l’observation de ce qui se passe intérieurement.
Lorsque des mots sont utilisés, ils servent à mettre en sens l’expérience, et non à exposer des contenus personnels. Chacun est invité à respecter ses propres limites et à participer à la mesure de ce qui est juste pour lui ou pour elle.
À la toute fin de la rencontre cependant, un court temps est toutefois proposé afin que chacun puisse indiquer dans quel état il repart. Si une personne n’a pas encore pris la parole, elle est alors invitée à « apparaître » simplement dans le groupe, par quelques mots, afin de marquer sa présence et de soutenir une clôture contenante pour tous.
4. Quelle est la durée des groupes ?
Les sessions de groupe comprennent habituellement :
- 8 rencontres lorsqu’elles sont offertes aux deux semaines,
- 10 ou 12 rencontres lorsqu’elles sont hebdomadaires.
Les rencontres durent toujours 2 heures sauf lorsqu'elles se vivent à l'écurie. Elles sont alors de 3 heures.
Les ateliers varient selon la session d'hiver, automne et été.
5. Que se passe-t-il si je me sens submergé(e) pendant une rencontre ?
Il est possible que certaines expériences fassent émerger des émotions ou des sensations intenses. Le cadre des groupes est pensé pour favoriser la régulation et prévenir le submergement, notamment par le rythme des propositions, l’absence de récits traumatiques et la présence contenante des animateurs.
Si une personne se sent submergée, elle est invitée à revenir à son corps, à s’ajuster à son rythme, ou à prendre un temps de recul au besoin. Les animateurs sont attentifs à ces mouvements et peuvent soutenir le retour à un état de calme relatif, dans le respect de chacun.
L’objectif n’est pas de pousser ou de forcer l’expérience, mais de permettre à chacun de rester en lien avec lui-même et avec le groupe, même lorsque des émotions plus intenses se manifestent.
6. Quelle est la différence entre le travail en groupe et les rencontres individuelles ?
Le travail en groupe s’appuie sur la résonance empathique (empathie corporelle), le cadre collectif et des approches expérientielles spécifiques; que cette résonance empathique soit facilitée par le jeu de sable, par l'art-thérapie somatique ou par le cheval. Le travail de groupe permet également d’intégrer des éléments de compréhension et de psychoéducation essentiels dans le traitement des états de stress post-traumatique, notamment en lien avec le corps, le système nerveux et les réactions de survie.
Le contexte de groupe offre un cadre particulièrement soutenant pour ce type d’enseignement : les repères partagés sont moins personnalisés, ce qui permet souvent aux participants de les recevoir avec plus de distance, moins de jugement envers eux-mêmes et un sentiment de normalisation de leur vécu. Le groupe favorise ainsi une compréhension commune, tout en soutenant le processus individuel de chacun.
Les rencontres individuelles, quant à elles, permettent parfois d’approfondir certains enjeux personnels ou d’utiliser des approches qui ne se prêtent pas au travail en groupe. Les deux modalités peuvent être complémentaires, selon les besoins, les objectifs et le moment du parcours thérapeutique.
7. Puis-je arrêter en cours de session ?
L’engagement à une session de groupe est important, car il contribue à la sécurité, à la continuité et au sentiment de confiance pour l’ensemble des participants. Avant de s’inscrire, il est donc essentiel de vérifier que l’on dispose d’une disponibilité suffisante pour la durée de la session.
Si une situation prévisible est déjà connue — par exemple un voyage planifié, un traitement médical à venir ou toute autre contrainte importante — il est généralement préférable de reporter sa participation à une session ultérieure, afin de préserver la stabilité du cadre et d’éviter des interruptions qui pourraient être déstabilisantes, tant pour soi que pour le groupe.
Cela dit, il est reconnu que des situations imprévues puissent survenir en cours de parcours. Lorsque des questionnements ou des difficultés émergent, il est souhaitable d’en parler avec les animateurs, afin d’évaluer ensemble la situation et les ajustements possibles. Dans certains cas, une interruption peut être envisagée de façon réfléchie et contenante.
L’objectif n’est pas de forcer l’engagement, mais de soutenir un processus thérapeutique respectueux du rythme, des capacités et des limites de chacun, tout en tenant compte de la dimension relationnelle propre au travail en groupe.
8. La médication est-elle nécessaire pour participer aux sessions ?
Traumas-Estrie n’étant pas un service médical, nous ne faisons aucune recommandation concernant la médication.
Chaque personne est invitée à discuter de cette question avec son médecin traitant ou son psychiatre.
L’essentiel est que la personne soit apte à s’engager dans un travail psychologique, avec ou sans médication, selon ses besoins et sa situation.
9. Quels sont les honoraires et les modalités de paiement ?
Rencontres de groupe
Le tarif des groupes est de 50$ de l’heure lorsque la facturation est effectuée à la fin des rencontres, notamment lorsqu’un organisme payeur est impliqué (IVAC, CNESST, ACC, SAAQ ou autres).
Lorsque le paiement complet de la session est effectué au moment de l’inscription, une réduction de 10$ de l’heure est appliquée.
À noter : lorsque des organismes payeurs sont impliqués, la personne demeure responsable de toute portion non remboursée, incluant les absences et les oublis, s'il y a lieu.
Rencontres individuelles
Le tarif des rencontres individuelles est de 120 $ par séance (durée de 50 minutes).
Les modalités exactes de paiement sont choisies au moment de l’inscription.
10a. Offrez-vous des rencontres en ligne ou par téléphone ?
Non. Tous les services de Traumas-Estrie sont offerts exclusivement en présentiel. Bien que certaines activités aient été adaptées temporairement durant la pandémie, notre expérience clinique confirme que la présence corporelle et relationnelle est essentielle au travail thérapeutique proposé.
Bien que certaines approches soient offertes à distance, Traumas-Estrie a choisi de privilégier exclusivement le présentiel, car la qualité du travail proposé repose sur la présence corporelle, relationnelle et expérientielle. Ce cadre soutient plus efficacement la régulation, la sécurité et le processus thérapeutique dans le traitement des états de stress post-traumatique. (Cliquer ici pour une réponse plus complète à 10a. "Pourquoi Traumas-Estrie privilégie exclusivement le travail en présentiel?").
11. Que faire si je me sens malade ou si j’envisage de ne pas me présenter à une rencontre ?
Il est normal, dans un processus thérapeutique lié au trauma, de ressentir parfois une envie de se retirer ou d’éviter une rencontre. L’évitement fait partie des réactions fréquentes associées aux états de stress post-traumatique, et le fait d’y être confronté fait souvent partie du processus thérapeutique lui-même.
Cela dit, si une personne présente des symptômes physiques réels et contagieux, il est important de ne pas se présenter afin de protéger le groupe. Dans ce cas, il est demandé de nous en informer dès que possible.
Lorsque le doute concerne plutôt une fatigue, une appréhension ou une hésitation à venir, il est généralement aidant d’en parler, soit avant la rencontre, soit au moment opportun. Apprendre à reconnaître et à traverser certains mouvements d’évitement, lorsque cela est possible et sécuritaire, fait partie du travail thérapeutique proposé.
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